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Gestion du temps
6 min

Mannou • Mis à jour le 14 février 2026
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Définition de la durée légale de travail
En France, la durée légale de travail est fixée à 35 heures par semaine pour toutes les entreprises (selon l'Article L3121-27 du Code du travail).
Ce n'est pas une durée maximum, mais le seuil à partir duquel on calcule les heures supplémentaires. Elle s'applique à tout salarié, sauf cas particuliers comme les cadres au forfait.
Vous pensez tout savoir sur la durée légale du travail en France ? Oubliez le simple chiffre. La durée légale du temps de travail est la colonne vertébrale du contrat qui vous lie, un vrai pilier de la réglementation du travail en France.
Que vous soyez employeur ou salarié, peu importe : ignorer ces règles relatives à la durée de travail légale, c’est franchement foncer dans le mur.
Alors, on décortique le sujet. Sans jargon inutile, juste les faits.
Concrètement, on va répondre à ces questions :
Bon, on ne va pas tourner autour du pot. Si vous cherchez une réponse courte pour l'administration ou votre comptable, la voici.
Voici les chiffres à graver dans le marbre pour votre gestion du temps de travail quotidienne :
Le truc à ne pas louper : Il y a une différence énorme entre la durée légale de travail (le seuil pour la paie) et la durée maximale de travail (le plafond où l'inspection du travail commence à froncer les sourcils).
Résumé rapide : La Durée Légale du Travail en 3 chiffres clés
- Seuil de référence : 35 heures par semaine (Article L3121-27 du Code du travail).
- Plafond hebdomadaire absolu : 48 heures sur une seule semaine.
- Moyenne maximale : 44 heures calculées sur 12 semaines consécutives.
- Calcul mensuel standard : 151,67 heures.
L'avis de l'expert : La durée légale n'est pas un plafond de travail, mais le point de bascule pour le déclenchement des heures supplémentaires (+25% ou +50%).
Le socle ? C’est donc ces fameuses 35 heures par semaine. L’idée de base en 2000 (merci les lois Aubry), c'était de bosser moins pour vivre mieux. Mais au final, c'est surtout devenu une référence comptable.
Dès qu'on franchit la barre des 35h, le chrono des heures supplémentaires se lance. On parle ici de la durée légale du temps de travail qui sert de juge de paix.
Si votre durée de travail hebdomadaire légale est dépassée, chaque minute devient plus chère pour l'employeur. C'est mathématique.
En gros, si on lisse sur l'année pour que la fiche de paie ne ressemble pas à des montagnes russes, ça donne 151,67 heures par mois.
Retenez bien ça, c’est votre durée légale de travail mensuelle. Parfois, des accords collectifs sur le temps de travail ou une convention collective peuvent ajuster les calculs, surtout dans les métiers "à coup de feu" comme la restauration.
Besoin d'un coup de main ? Esperoo gère ces calculs de durée légale de travail par mois automatiquement. Parce que franchement, qui a envie de faire des règles de trois en 2026 ?
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Même si on veut bosser plus pour gagner plus, on ne fait pas ce qu'on veut. Le Code du travail pose des limites pour éviter que tout le monde finisse en burn-out.
La règle est simple : 10 heures. C'est la durée légale de travail journalier maximum (Référence : Article L3121-18 du Code du Travail).
On ne peut pas vous forcer à faire 14h de bureau, sauf cas de force majeure hyper rare. On parle alors d'amplitude horaire, et c'est très surveillé.
Si le carnet de commandes explose, vous pouvez dépasser la durée légale de travail hebdomadaire, mais sans jamais franchir :
Toute dérogation à la durée maximale doit être blindée juridiquement, sinon c'est direct la case tribunal.
5 erreurs fréquentes des entreprises sur la durée légale du travail
Même des employeurs de bonne foi se plantent. Voici les pièges qu’on voit tout le temps sur le terrain :
- Confondre durée légale et durée maximale : Les 35h ne sont pas un plafond. Le plafond, c’est 48h sur une semaine. Mélanger les deux fausse toute la gestion.
- Oublier la moyenne des 44h sur 12 semaines : On peut monter à 48h ponctuellement. Mais si la moyenne dépasse 44h sur 12 semaines, c’est irrégulier.
- Maltraiter les heures complémentaires en temps partiel : Ce ne sont pas des heures supplémentaires. Les taux de majoration sont différents, et les plafonds aussi.
- Négliger le repos quotidien de 11h : Les plannings mal conçus sont la première cause d’infraction. Finir tard et reprendre tôt expose directement l’entreprise.
- Ne pas tracer précisément le temps de travail effectif : Sans preuve fiable, en cas de litige, le doute profite au salarié. Et là, ça peut coûter cher.
C'est là que les choses sérieuses commencent pour le portefeuille.
Le temps de travail effectif (Article L3121-1), c'est le moment où vous appartenez à votre patron. Les pauses ? Souvent exclues, sauf si vous devez rester devant votre écran.
Au-delà de la durée légale de travail, on paie plus :
Certaines boîtes préfèrent le repos compensateur : vous travaillez plus aujourd'hui pour prendre un vendredi plus tard. C'est souvent plus simple pour la tréso.
Cas concret : que se passe-t-il si un salarié travaille 46h ?
Prenons un exemple simple.
Un salarié à temps plein travaille 46 heures sur une semaine.
- 35h = durée légale.
- 8 heures majorées à +25 %.
- 3 heures majorées à +50 %.
Résultat : Ces 11 heures supplémentaires augmentent fortement le coût employeur.
Et si cette situation se répète trop souvent, l’entreprise peut dépasser la moyenne des 44h sur 12 semaines.
Conclusion : ce n’est pas seulement une question de paie. C’est aussi un risque juridique.
En l’absence d’accord collectif spécifique, le contingent annuel est fixé à 220 heures par salarié et par an (Référence : Article 3121-24 du Code du Travail).
Au-delà, l’employeur doit consulter le CSE et accorder une contrepartie obligatoire en repos. Ce point est souvent oublié… jusqu’au contrôle.
On n'est pas des machines. La loi force les coupures.
La durée légale de pause au travail est de 20 minutes. Dès que vous avez fait 6h de boulot, bim, pause obligatoire.
C’est la durée légale des pauses au travail minimum. On ne peut pas vous la sucrer.
Entre deux journées, il faut souffler. La durée légale de repos entre 2 jours de travail est de 11 heures consécutives.
Si vous finissez à minuit, rendez-vous à 11h demain, pas avant ! Ajoutez à ça les 24h de repos hebdomadaire, et vous obtenez une coupure de 35h par semaine minimum, indispensable pour ne pas péter un plomb.
Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne, et c'est là que ça se corse.
Pour les cadres autonomes, on oublie souvent les heures. On compte en jours (souvent 218 par an).
Mais attention, même au forfait jours, le repos de 11h doit être respecté.
À lire aussi : Forfait jours décision du 21 janvier 2026 : risques employeur et sécurisation opérationnelle
Si vous signez pour moins de 35h, vous êtes à temps partiel. Votre durée de travail conventionnelle est fixée dans le contrat.
On ne parle plus d'heures supplémentaires mais d'heures complémentaires. C'est subtil, mais les taux de majoration changent !
On va être honnête : gérer tout ça sur un fichier Excel, c'est le meilleur moyen de se prendre une amende.
Le non-respect de la durée légale du travail et des durées maximales peut entraîner :
C'est là qu'un logiciel RH comme Esperoo sauve la mise. Ça suit le temps de travail effectif à la seconde près, ça alerte quand on approche des 48h, et ça génère les plannings en respectant la réglementation du travail en France. Bref, vous dormez mieux.
Focus secteurs sous tension : HCR et Santé
Dans certains secteurs comme l’hôtellerie-restauration ou la santé, la gestion de la durée légale du travail devient un casse-tête permanent.
- Pics d’activité imprévisibles.
- Remplacements de dernière minute.
- Amplitudes horaires longues.
- Travail le week-end et de nuit.
Résultat : les dépassements de seuil arrivent vite.
Dans ces environnements, le suivi manuel des heures est rarement suffisant. Les alertes automatiques sur les 48h hebdomadaires ou les 11h de repos deviennent indispensables pour rester conforme.
Le principe de base, c'est 10 heures. C'est la durée légale de travail journalier maximum. On peut parfois pousser à 12h avec un accord, mais c'est rare.
Techniquement, non, ce n'est pas du temps de travail effectif. Mais si vous devez vous changer sur place, votre patron vous doit une contrepartie (repos ou prime).
Oui, c'est le plafond absolu sur une semaine. Mais attention, votre moyenne sur 12 semaines ne doit pas dépasser 44h.
La durée légale (35h) est la base de calcul pour la paie. La durée effective est le temps réel passé à bosser (ex: 39h).
Dans 95% des cas, c'est non. La durée légale du temps de pause au travail (20 min minimum après 6h) n'est pas rémunérée et ne compte pas dans les 35 heures
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