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Gestion du temps
6 min

Mannou • Mis à jour le 25 janvier 2026
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Il y a un truc qu’on voit encore trop souvent chez les employeurs : des plannings qui tiennent à peu près la route, des horaires “logiques”, des managers de bonne foi, et pourtant… juridiquement, ça coince.
La confusion entre temps de travail effectif et amplitude de la journée de travail ou amplitude horaire de travail est l’une des erreurs RH les plus banales. Et aussi l’une des plus coûteuses. Pas spectaculaire. Pas visible tout de suite. Mais quand l’Urssaf ou l’inspection du travail passe, là, ça pique.
Dans cet article, on va poser les bases, sans détour :
Avec des exemples concrets, des rappels légaux clairs, et une seule idée en tête : vous permettre de gérer vos plannings sans zone grise, ni mauvaise surprise lors d’un contrôle URSSAF.
Commençons par la base, celle que le Code du travail reconnaît.
Le temps de travail effectif (TTE) n’est pas “le temps où le salarié est plus ou moins là”. C’est très précisément la période pendant laquelle le salarié :
Les trois conditions. Ensemble. Pas deux sur trois. Pas “à peu près”.
C’est noir sur blanc dans l’article L3121-1 du Code du travail. Et c’est cette définition qui sert de base :
Bref, c’est le cœur du réacteur RH.
Sur le terrain, c’est souvent ici que les erreurs naissent.
Un salarié est présent, oui.
Mais est-il libre de faire ce qu’il veut ?
Peut-il quitter les lieux ?
Est-il soumis à des consignes immédiates ?
S’il ne peut pas s’occuper librement, alors on est très probablement sur du temps de travail effectif. Même si “ça ne ressemble pas à du travail”.
Et inversement : être sur site ne suffit pas toujours à créer du TTE.
Là aussi, pas de débat possible :
Dépasser ces seuils, même ponctuellement, expose l’employeur. Et non, le fait que “le salarié était d’accord” ne change rien.
C’est souvent ici que les ennuis commencent.
Moralité : le TTE se lit dans les textes, mais se joue dans les détails.
Maintenant, parlons de cette fameuse amplitude de la journée de travail qu’on utilise beaucoup… parfois mal.
L’amplitude de travail, est, tout simplement, le temps écoulé entre la première prise de poste et la fin de la dernière période de travail sur une même journée civile.
Pas compliqué sur le papier. Mais très large dans les faits.
C’est là que la différence est cruciale.
L’amplitude horaire de travail inclut :
Productif ou pas. Payé ou pas. Tout compte. Et c’est justement pour ça que confondre amplitude horaire et temps de travail effectif est une très mauvaise idée.
Le Code du travail ne parle pas explicitement “d’amplitude horaire maximale”.
Mais il impose une règle non négociable : le repos quotidien.
Donc mécaniquement : amplitude horaire maximale = 13 heures
Au-delà, impossible de garantir le repos légal. Et là, on sort du cadre.
La Cour de cassation le rappelle régulièrement. Et encore récemment, dans un arrêt du 7 février 2024 (n°21-22.809).
Le message est limpide : le non-respect de l’amplitude journalière cause nécessairement un préjudice au salarié.
Pas besoin de prouver un dommage. Le préjudice est présumé. La réparation est possible.
Attention dans le cas du travail de nuit. Quand le service est à cheval sur deux jours (soir / nuit), le calcul sur la journée civile classique (0h-24h) ne s’applique pas de la même façon.
C’est un cas à part. Et clairement un terrain miné si le suivi des horaires est approximatif.
Prenons un cas réel, classique, et presque banal.
Un salarié :
Calcul de l’amplitude horaire de travail : De 8h à 21h.
→ 13 heures d’amplitude
C’est la limite maximale. On est encore dans les clous.
Le salarié peut reprendre le lendemain à 8h avec ses 11 heures de repos.
Calcul du temps de travail effectif :
→ 10 heures de travail effectif
Là aussi, on est au plafond, mais encore conforme.
L’Urssaf est très claire sur ce point.
Même si l’amplitude est respectée, dépasser les 10 heures de TTE expose l’employeur à des sanctions pénales pour dépassement de la durée quotidienne maximale.
Amplitude conforme ≠ carte blanche !!
Dès que le temps de travail effectif atteint 6 heures, une pause de 20 minutes consécutives est obligatoire.
C’est souvent là que les calculs dérapent.
Non, ce n’est pas du temps de travail effectif.
Non, ce n’est pas inclus dans l’amplitude horaire habituelle.
Mais… si le temps de trajet dépasse le temps normal, une contrepartie est due. Financière ou en repos. Et ça aussi, ça se suit.
On termine avec ce que personne n’aime lire, mais que tout le monde devrait connaître.
Le non-respect de la durée maximale quotidienne et du repos quotidien expose à une amende de 4e classe par salarié concerné (750 € à 4 000 € par salarié) (Référence : article R3124-10 du Code du travail)
Et oui, c’est par salarié. Faites le calcul.
Soyons honnêtes. Gérer ça à la main. Sur Excel. À l’instinct. Ça ne tient plus.
Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est :
Sans y passer des heures.
C’est exactement pour ça qu’un logiciel de gestion des plannings couplé à une pointeuse en ligne devient indispensable.
Avec Esperoo, vous suivez :
Tout est clair. Traçable. Défendable.
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Le temps de travail effectif, c’est ce qui se travaille vraiment.
L’amplitude horaire, c’est tout ce qui encadre la journée.
L’un ne compense jamais l’autre.
Les confondre, c’est s’exposer inutilement.
Un planning bien pensé, bien suivi, bien outillé…
Ça coûte toujours moins cher qu’un redressement.
Et ça, tous ceux qui sont déjà passés par là vous le diront.
Et si vous arrêtiez de deviner ?
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